l'attentat: Yasmina Khadra
L'auteur:
L’auteur du roman L’Attentat [1],
Yasmina Khadra — Mahmoud Moulessehoul, de son nom d’état civil —, ancien officié
algérien, écrit en français. Ses romans sont traduits dans dix-sept pays et ont
été récompensés par de nombreux prix (entre autres, en 2006, le Prix des
libraires et le Prix Tropiques). Les éditeurs de L’Attentat font
valoir la caution du prix Nobel J. M. Coetzee, qui « voit en cet
écrivain prolifique un romancier de premier ordre ». Nuançons :
l’histoire se lit bien et l’intérêt du lecteur est soutenu du début à la fin, mais
les nombreuses tournures stéréotypées n’apportent rien au style du texte. En
revanche, son thème — celui du terrorisme arabo-musulman dirigé contre les
habitants d’Israël — et son large lectorat justifient que nous nous y arrêtions
pour réfléchir aux questions qu’il soulève.
Histoire:
Amine Jaafari est un
chirurgien israélien résidant à Tel-Aviv : un Arabe dont la vie — malgré
certains heurts révélant la difficulté qu’un Arabe peut rencontrer pour
s’intégrer à une société à majorité juive — témoigne d’une réussite
sociale accomplie et d’une intégration exemplaire. Cette vie heureuse est
bouleversée le jour où il apprend que sa femme, Sihem, est l’auteur d’un
attentat suicide dans un restaurant. Amine n’éprouve aucune sympathie pour de
tels actes et n’avait pas décelé, chez sa femme, le moindre signe suggérant
qu’elle s’était alliée aux extrémistes. Il cherche alors désespérément à savoir
où se trouvait la faille dans leur couple.
La problématique qui fait
le nœud central de ce roman est du plus grand intérêt : elle porte sur
cette étrangeté absolue qui surgit au sein de la vie intime. Cet événement
représente une vraie remise en question que le personnage tente, tant bien que
mal, d’assumer. En tant que citoyen israélien, il aborde la violence arabe de
l’extérieur, ne subissant aucune « conversion » à la
« cause » des ennemis irréductibles de tout ce qu’il a construit au
cours de sa vie. On peut donc s’attendre à une analyse lucide et honnête du
terrorisme, à partir de la subjectivité du personnage central.
Themes:
Le conflit israélo-palestinien, les attentats,
les attentats kamikazes, l’islamisme, l’intégrisme.
Personnages:
Kim Yehuda
Docteure, elle est aussi une amie proche d’Amine. Elle partage avec
lui une réelle complicité, voire une certaine tendresse, et veille sur Amine
lorsque celui-ci est au plus mal. Elle l’accompagne à Bethléem sur les traces de
Sihem et l’encourage sans le juger. Kim est un personnage important, car elle
et son père sont juifs et témoignent d’une amitié et d’un dialogue possibles
entre les peuples. Naveed Ronnen: Fonctionnaire de police israélien. Il joue un
rôle mineur dans le roman, mais sa sympathie pour Amine le sauve plus d’une
fois. C’est lui qui annonce à Amine le suicide de sa femme. Comme Kim, il joue
un rôle de protecteur et ne sombre jamais dans le racisme. Cheikh Marwan :
L’imam que Sihem vient voir à Bethléem avant de se suicider. C’est son prêche
qu’Amine entend dans la voiture du chauffeur de taxi. Il est l’un des chefs de
file du mouvement palestinien auquel Sihem s’est associée : un personnage
charismatique qui prône le sacrifice humain au profit d’Allah. Le bref échange
qu’il a avec Amine (chapitre 11) et l’incompréhension entre les deux hommes
témoignent de la complexité du conflit israélo-palestinien.
Amine Jaafari
Le narrateur est un brillant chirurgien arabe israélien. Il mène
une vie heureuse avec sa femme Sihem, qu’il aime sincèrement. Fier de sa
réussite professionnelle et sociale, il exerce son métier avec passion,
indifférent au racisme de certains israéliens qui le considèrent comme un
citoyen de seconde zone, surtout après l’attentat. Amine est un personnage
profondément humaniste, qui préfère sauver des vies plutôt que de participer à
un conflit dont il ne sait que faire. C’est la raison pour laquelle il tente
d’ignorer les attaques racistes dont il est souvent victime. Porteur des
valeurs de son père, il a retenu de lui cette phrase : « il n’y a rien,
absolument rien au-dessus de ta vie… et ta vie n’est pas au-dessus de celle des
autres » (p. 102). Cette idée, qui va à l’encontre de tous les discours
intégristes véhiculés par plusieurs personnages du roman, dont l’imam Marwan,
guide les pas d’Amine et justifie son entêtement. Mais ces valeurs sont aussi
la source d’une incompréhension totale entre Amine et sa femme. Amine a tout
perdu, y compris ses certitudes. En cherchant les raisons qui ont poussé sa
femme à commettre un geste aussi désespéré, il se trouve confronté à un conflit
qu’il avait jusque-là ignoré, mais qui renforce ses convictions humanistes.
Pourtant, Amine ne survit pas au voyage initiatique qui le mène vers son destin
tragique. Avant de mourir, il véhicule néanmoins un message fort: «Tout Juif de
Palestine est un peu arabe et aucun arabe d’Israël ne peut prétendre ne pas
être un peu juif » (p. 233). Si Amine meurt d’un conflit qui le dépasse,
l’auteur véhicule à travers lui un message de paix et de tolérance.
Sihem Jaafari
La femme d’Amine est une palestinienne dont on apprend qu’elle a
secrètement intégré les rangs d’un mouvement de résistance djihadiste. C’est le
personnage le plus mystérieux, puisqu’elle meurt dans l’explosion dès les
premières lignes du roman, et le lecteur n’a jamais accès à son point de vue.
C’est par elle que tout commence, mais c’est aussi par elle que tout se termine.
Elle est d’abord l’espoir et le bonheur d’Amine, puis du jour au lendemain,
celle qui va faire basculer son destin. Les seules choses que nous savons de
Sihem viennent du portrait qu’en fait Amine. Il s’agissait d’une femme réservée
et vulnérable, qui a perdu ses parents prématurément. Le lecteur apprend aussi
dans la lettre de Sihem à son mari son refus d’avoir des enfants : «Aucun
d’enfant n’est tout à fait à l’abri s’il n’a pas de patrie » (p. 74). Autrement
dit, Sihem sacrifie à la cause de la Palestine son propre corps, non seulement
en refusant d’être mère, mais aussi en choisissant la mort. Sihem incarne ce
qu’Amine essaye d’ignorer : le conflit qui oppose israéliens et palestiniens,
et auquel il refuse de prendre part. Le suicide de Sihem rappelle à Amine qu’il
ne peut ignorer ce conflit, comme il a ignoré la souffrance de Sihem. Le couple
incarne deux façons radicalement opposées d’appréhender le conflit
israélo-palestinien : l’ignorance délibérée d’un conflit insoluble, et le
sacrifice de soi à une cause par l’action terroriste. Le suicide de Sihem
témoigne de l’incompréhension qui l’oppose à son mari et de la difficulté que
rencontrent la plupart des personnages du roman à lever cette incompréhension.
Style:
Le style de Yasmina Khadra est fait de poésie, de
métaphore, de simplicité. Quelques jolis extraits :
p. 18 – « Lorsque l’horreur frappe, c’est toujours le cœur qu’elle vise en
premier. »
p. 39 –
Amine subit comme une vague déferlante l’effet de l’annonce de la terrible
nouvelle : « La femme qui s’est
fait exploser… la kamikaze… c’est votre femme… »
p. 142 – La description de la ville de Jérusalem.
p. 239 – « …je m’affaisse telle une tenture que l’on décroche. »
Source:
http://www.metulanews.net/article.php?sid=1829
//www.google.fr/#q=Le+style+de+Yasmina+Khadra+est+fait+de+po%C3%A9sie%2C+de+m%C3%A9taphore%2C+de+simplicit%C3%A9.+Quelques+jolis+extraits
Le passage des miracles: Naguib Mafouz
L'auteur:
Né 1912 et décédé au Caire le 30 août 2006, le romancier égyptien Naguib Mahfouz avait reçu le Prix Nobel en
1988. De fait, la littérature arabe lui doit beaucoup. Tout comme les hommes de
lettres en France avant le XIXe siècle, les écrivains du Moyen-Orient
méprisaient les récits de fiction surchargés de mythologie et d'idéalisme merveilleux. Mahfouz, lui, ancre la
prose dans le réalisme social et
confère au roman de langue arabe ses
lettres de noblesse. Publié en 1947 au Caire, "Passage des miracles"
parut en français chez Sindbad en 1970. L'auteur y montre les difficultés
socio-économiques du petit peuple cairote confronté au déchirement social,
entre tradition et modernité. Il sait aussi analyser les contradictions intimes
de l'homme et les relations conflictuelles qu'elles suscitent. Entre Maupassant
et Zola, le récit manque un peu de vivacité, certaines descriptions restent
convenues, certaines scènes s'engluent dans le mélodrame. Même s'il n'évite pas
les longueurs, Mahfouz demeure l'instigateur du renouvellement romanesque arabe
et sait tenir son intrigue jusqu'à son terme.
Histoire:
C'est, à l'heure de la SGM, sur fond d'occupation
anglaise, la vie du petit peuple du Caire : la marieuse, le cafetier, le
faiseur d'infirmes, le dentiste voleur d'or, le souteneur et sa proie : la
belle Hamida. L'impasse du Mortier, où l'on écrasait graines et
plantes pour les pharmaciens et les
fumeurs, brilla un jour dans le ciel du Caire comme un astre. De quel Caire
s'agissait-il ? De la ville fatimide ? De celle des Sultans ou des Mamelouks ?
C'est maintenant un passage, un monde, orné d'un café aux arabesques
multicolores. Personnages de Bruegel, de Courteline et de Zola, ses habitants
vivent le Moyen Age à l'heure de la Seconde Guerre mondiale : la marieuse,
commère magnifique, le cafetier pédéraste et agent électoral, le faiseur
d'infirmes, le dentiste profanateur de sépultures, Hamida, perle de ce monde fascinée par un souteneur… mais
aussi le Sayyid Ridwâne partant pour la Mecque. C'est la cour des miracles du petit peuple du Caire.
Themes:
Religion:
L'éducation religieuse de Naguib Mahfouz se reflète à travers le fil omniprésent tout au long de l'Islam lacé Midaq Alley. Certains personnages , comme Radwan Hussainy et Sheikh Darwish , porte-parole sont explicites pour l'islam. Radwan Hussainy , sans doute l'un des personnages les plus immaculées dans le roman , offre de sages conseils à toutes les âmes perdues de l'allée , tandis que Darwish fait des déclarations plus brouillées . Cependant, chaque personnage est contraint d'équilibrer ses décisions éthiques contre le code de l'Islam. Réciter sur le Coran a une signification spéciale pour Umm Hamida , et si elle est prête à ignorer l'engagement de Hamida à Abbas , elle doit affronter la signification religieuse . Enfin, le code de l'Islam permet de comprendre plusieurs autres aspects de la société , notamment la place des femmes occupent dans la ruelle.
Mariage:
Mariage dans le monde de Midaq Alley est principalement transactionnel, même si c'est une attente. Pour une femme , le mariage est le principal moyen d'assurer un avenir . C'est pourquoi Hamida rebondit entre tant d' affections et des engagements , avec Abbas et Salim Alwan . Sa déception violent avec Ibrahim Faraj est largement due à son refus de se marier avec elle , même s'il lui a fourni un semblant de vie qu'elle voulait. D'autres personnages - comme Kirsha ou Radwan Hussainy - ont mariages malheureux auxquels ils sont néanmoins engagés . Peut-être que la situation de Mme Saniya Afify meilleures expositions de la complication du mariage. Même si elle sait que cela pourrait signifier la fin des travaux et la fortune de sa vie, elle n'a pas d'option pour la compagnie en dehors de celui-ci (de peur qu'elle soit jugée une femme mauvaise ), et ainsi décide finalement de trouver un mari . Pour toutes ces raisons , le roman critique la construction sociale du mariage , non pas comme quelque chose de naturellement mauvais, mais comme quelque chose de néfaste en raison de l'impératif social.
Ascension sociale:
La plupart des personnages de passage des miracles aspirent à une vie en dehors de leur portée. Ces ambitions sont le reflet de l'occasion fournie par la guerre, tandis que l' impossibilité de parvenir à ces ambitions sont le reflet des limitations imposées aux classes inférieures. Hamida et Hussain Kirsha deux veulent la richesse et de statut. Salim Alwan croit que sa fortune devrait lui donner droit à une plus grande reconnaissance . Même Abbas est entraîné vers ambition aveugle, quand il se rend compte que seul l'argent fera de lui un parti convenable pour sa bien-aimée . Il est révélateur que les personnages qui semblent plus heureux sont ceux qui évitent ambition en échange de plaisirs simples . Radwan Hussainy et Sheikh Darwish , en acceptant leur place, sont le plus souvent contentés au long du roman . De même, Abbas est tout à fait heureux avant qu'il décide de travailler avec l'armée . Bien sûr , Mahfouz n'est pas d'attaquer la mobilité ascendante , mais plutôt d'explorer la façon dont il peut se révéler être une force tragique en inspirant les gens vers quelque chose qui n'est généralement pas possible d'atteindre.
Jealousie:
Dans passge des miracles, combustibles de jalousie la combustion , des désirs incontrôlables de nombreux personnages . Hamida est jalouse des filles d'usine , pensant qu'elle mérite d' être comme eux. Abbas meurt à cause de sa jalousie incontrôlable. Mme Kirsha devient folle de jalousie, et crée une scène terrible au café de son mari. Beaucoup de ces personnages commencent le roman à proximité d'un point de basculement , de jalousie et / ou le ressentiment finalement les conduire sur le bord. À certains égards, il s'agit d'une réflexion sur les difficultés économiques de leur période de temps donnée . Cependant, dans la plupart des égards, il s'agit simplement d'une qualité universelle qui parle à l'intérêt de Mahfouz dans l'humanité dans son ensemble.
Rôles des sexes:
Dans une époque où l'Égypte a été ré- affirme son identité en tant que pays , les rôles traditionnels des deux sexes ont certainement commencé à changer , et les femmes ont commencé à atteindre un certain agence . En raison de la guerre, les femmes ont commencé à travailler ( comme l'usine des amies de Hamida font) . En outre , la plupart des femmes dans Midaq Alley détiennent le pouvoir sur les hommes. Husniya est fort et féroce, et renverse le trope commun de la violence conjugale - elle bat son mari se recroqueviller . Hamida exerce le pouvoir sur tous les hommes qu'elle attire, mais refuse de devenir servile et les femmes enceintes , pensant qu'elle mérite mieux. Mme Saniya Afify est une femme autonome qui veut seulement un mari pour la compagnie . Comme l'Egypte a été secouer le joug de la domination britannique , de sorte que ces personnages sortent de dessous les rôles de genre qui ont résisté pendant des siècles. Cependant, le changement est lent, et une grande partie de la tragédie du roman provient des attentes de genre encore calcifiées . Beauté reste actif principal d'une femme ( comme la situation de Hamida prouve ) , et de nombreux personnages sont soit ouvertement ou subtilement méprisante des femmes au pouvoir . Même le contraire sainte Hussainy Radwan semble voir sa femme comme un débouché pour ses ressentiments plus de vie. Ce conflit attente entre les sexes est l'un des roman de plus fascinant.
Le nationalisme égyptien:
Naguib Mahfouz a dit dans des interviews que ses penchants politiques se glissent dans l'ensemble de son travail. En tant que partisan du Parti Wafd et un nationaliste égyptien convaincu, son point de vue certainement résonner dans Midaq Alley. Il a admis qu'il avait inconsciemment conçu Hamida comme un symbole de l'Egypte elle-même . Elle est une femme qui est frustré avec les contraintes que sa situation lui imposer et ainsi se libère , que de se trouver dans une situation nouvelle et différente d'impuissance. Cette histoire résonne certainement avec celle de l'Egypte , qui a dû se rebeller contre l'Angleterre à deux reprises . En outre, le roman explore diverses attitudes politiques. Plus explicite est le caractère de Ibrahim Farhat , le politicien qui promet d'apporter conditions de retour aux vieux idéaux Wafd de 1919 . Comme Kirsha , Mahfouz semble quelque peu pessimiste sur le changement dans un monde politique corrompu. Au lieu de cela , ce qui motive la plupart de ces personnages est des préoccupations économiques , ils prennent des décisions sur la façon de se servir avant tout , et donc ne semble improbable important , le changement communal.
Opportunités en temps de guerre:
Midaq Alley est un microcosme de l'Egypte au cours de la Seconde Guerre mondiale . Alors que la guerre fait des ravages sur la majeure partie du monde , il offre de nouvelles opportunités pour les habitants de Midaq Alley. Salim Alwan profits du négoce des produits sur le marché noir non réglementé . Hussain Kirsha et Abbas à obtenir un emploi dans l'armée britannique. Quand elle devient une prostituée , une grande valeur de Hamida est subordonnée à l' argent des soldats britanniques. Kirsha a troqué son ancien idéalisme pour le potentiel des bénéfices réalisés grâce à la politique corrompue . La plupart des personnages sont dissociées de la destruction de la guerre , au contraire, ils sont tout simplement espèrent pour leur part du gâteau . Mahfouz attaque dans son roman non seulement l'armée britannique antipathique et d'exploitation , mais aussi les attitudes destructrices que les indigènes adoptent dans le visage de la guerre .
Personnages:
Mahfouz dépeint une société fermée, frustrée et emplie de
désirs impossibles à satisfaire à travers une galerie de personnages. Les
personnages d'âge mûr préfèrent rester isolés dans leur misérable quartier,
pour maintenir une apparence de normalité et une atmosphère dédiée au passé, au
lieu de s'adapter au changement. De leur côté, les jeunes rêvent d'aventures,
de richesse et de plaisirs, mais surtout de quitter ce quartier. Le Passage des miracles est une représentation du conflit
entre la tradition et la modernité, entre le passé et le présent.
Les problèmes sociaux, comme les ultimes
soubresauts de la seconde
Guerre mondiale, la présence
britannique en Égypte et l'instabilité du
système économique demeurent au second plan, comme un décor, pendant que les
habitants de la ruelle restent incapables de dépasser leurs propres problèmes.
Personnages
principaux :
·
Hamida :
une jeune femme belle, pauvre et ambitieuse.
·
Abbas
al-Hélou : le barbier ingénu, amoureux de Hamida.
·
Karcha :
le cafetier, âgé d'une soixantaine d'années, il organise des réunions de
fumeurs de haschich sur sa terrasse. Homosexuel et marié, la nuit il quitte le
lit conjugal pour chercher de jeunes hommes.
·
Hussein
Karcha : fils de Karcha et ami d'Abbas, ambitieux, il rêve de quitter le
quartier.
·
Ridwâne
al-Husseini : propriétaire d'un des
immeubles de la rue, il s'est réfugié dans la religion après avoir
perdu ses enfants.
·
Saniyyeh
Afifi : une veuve d'une cinquantaine d'années, propriétaire d'un autre
immeuble, elle dépense ses économies pour épouser un homme plus jeune qu'elle.
·
Sélim
Alwâne : riche commerçant qui a des vues sur Hamida.
·
père
Kâmil : il vend des pâtisseries.
Style:
Ce roman fait partie de ce qu'on appelle la pentalogie réaliste de Mahfouz, un groupe de cinq œuvres publiées entre 1945 et 1957, qui possèdent un caractère réaliste marqué et se concentrent sur la vie quotidienne des classes populaires et de la petite bourgeoisie du Caire à l'époque.
Il s'agit d'un roman choral, qui décrit le microcosme d'une ruelle (le passage de Middaq) au Caire lors de la SGM Toute l'action a lieu presque entièrement dans ce passage et dans les rues adjacentes, toutes dans le quartier de khan el khalili
La structure du roman est simple, elle suit un développement chronologique linéaire. Chaque chapitre est consacré à l'un des personnages et chaque histoire se mêle aux autres. Le roman est écrit à la troisième personne et le narrateur présente les faits de manière objective, sans les juger.
2- Déception :
sources:
http://wodka.over-blog.com/article-16765044.htmlAnalyse des chapitres 26-28
Le chapitre 26 qui se focalise sur la protagoniste Hamida et le maquereau Faraj Ibrahim, le chapitre 27 qui s’oriente sur un scandale commis par le docteur en retraite Bouchi et la créature nocturne Zayta et finalement le chapitre 28 qui annonce le retour Abbas el Helw le fiancée du protagoniste.
Chapitre 26:
-cadre spatio-temporel:
La chambre dans laquelle Hamida se réveille : p317 « plafond d’un blanc éclatant, ayant au centre une splendide lampe électrique enclose dans un grand globe rouge de cristal transparent » --> un milieu, riche et élégant symbolisant ainsi les aspirations et les ambitions de Hamida qui sont en mesure d’être accompli si elle choisit d’adopter cette nouvelle vie. De plus « fenêtres closes filtraient les rayons du soleil, éclairant la chambre d’une lumière pale » p.317 nous pouvons voir les champs lexicaux de la lumière qui symbolise une future glorieux.
- themes + personnages:
1- Conflit entre le passé et la modernité:
Hamida: apparence change par rapport a son nouveau milieux sociales mais son caractère reste statique. Hamida, résiste à l’idée que son corps est une simple commodité qui sera échanger pour l’argent, cela est aussi évident à travers la description minutieuse de ces réactions face au « classe » son visage était fige. D'ailleurs, faraj est une incarnation du future que Hamida désire et ces aspirations.
Faraj: : Il représente un maître, pas seulement parce qu’il a l’école, mais aussi parce qu’il la manipule : il est « maître de ses nerfs ». Faraj considère Hamida comme un GAIN, elle est un objet, une marchandise.
2- Opportunisme:
Faraj manipule Hamida avec ces mots douces et apparaître simple afin qu'il exploite la beauté de Hamida = les officiers payent une somme considérable pour les jeunes vierges. Faraj ne voit en elle que uniquement une opportunité potentiel pour faire de profits
-Éléments stylistiques:
1- Miroir:
la beauté extérieur est le seul arme qui demeure qu'une femme utilise pour s'en sortit = ch.l de la frustration de Hamida « anxiété, irritation, crainte, trouble », elle craint que Faraj la voie dans un état de laideur, ainsi sa beauté qui est son seul moyen de sauvegarde.
2- Euphémisme:
« De l’école », « les classes », « les élèves » « Directeur de l’école" = Faraj ne tolère pas d’être désigné comme un maquereau, il se voit comme un administrateur d'une école qui enseigne les connaissances non pas une maison de prostitution.
Chapitre 27:
- Personnages:
1- Dr. Booshy: pas un un dentiste bon marché, un voleur professionnel car il aide Zayta pour s'emparer des dentier en or. Il est un poltron et un lâche son caractère est trop chétif pour commettre un tel crime p.337« corps tremblant… ferma ses yeux et enfouit sa tète dans ses genoux » « il ne pouvait pas maîtriser nerfs» (p335), contrairement à Zayta
Zayta: C’était un faiseur d’infirmes. Ces caractéristiques répugnantes et dépréciatives est renforcé on trouve ainsi que ce malfaiteur éprouve un grand plaisir à voir les autres souffrir. Un homme sadique et agressif.
-Thèmes:
1- Matérialisme:
Mahfouz nous décrit tout long du chapitre, l’opération de Zayta et Dr. Booshy pour voler le dentier en or.
Mahfouz révèlent presque toute la vérité de ces personnages. En fait, dans ce chapitre il nous fait comprendre pourquoi Dr. Booshy vend les dentiers en or avec un prix très bas. De plus, quand les habitants de l’impasse apprennent cette nouvelle, c’est comme une voile a été enlever de leur yeux et tous devient claire.
- Cadre spatio-temporel:
Naguib Mahfouz dépeint une ambiance très sordide et noire : «l’obscurité …désert » (p 335) où il implante le lecteur dans les définitions du récit. D’ailleurs, nous pouvons rapprocher cette atmosphère sombre peinte par l’auteur des secrets cachés des personnages. Ils sont a la tombe pendant la nuit = l’opération n'est pas faisable pendant la matinée --> Zayta et Booshy sont mauvais.
-Style:
Dialogue= donne plus de vie au texte et le rend plus intéressant et plus attirant aux lecteurs. Il emploie un vocabulaire riche : « précautionneusement » et «fut pétrifié » bien que le sujet du roman soit populaire et familier. De plus, il est omniscient car il connait bien les personnages et les détails de leurs pensées.
Chapitre 28:
-Thèmes:
1- Amour perdu:
référence a Hamida par le cadre spatiotemporelle quand elle a descendu se promener dans la rue et par l'hallucination de Abbas ce qui accentue son chagrin.
2-Conflit passe et présent:
« Abbas hésitait entre le désir de son ami = Père Kamil présente le passe .et la visite qu’il se promettait a Hamida = Hamida présente le présent. Cela étale implicitement le conflit intérieur de Abbas face à son désir d’être dans les deux cadre temporelles.
3- Rejet des personnages qui abandonne l'impasse:
Personne se questionne ou Hamida est allée, elle est totalement effacée .
-Personnages + style et cadre spatio-temporelle:
Père Kamil: Représente l’immobilité de l’impasse car il est toujours passif et inchangé.
Abbas: L’apparence et l’aspect physique d’Abbas semble être modifiée: il devient élégant il a appris la langue anglaise. Mais il reste fidèle a son passé, alors son morale semble statique. Cependant, cet état d’âme ne dura pas longtemps, Abbas avait un mauvais pressentiment, cela était évident à travers le champs lexical de l’anxiété : « peur » « déception » « crainte » « inquiétude » = chagrin. --> préparation au changement de l’état d’âme du personnage: Etape 1: une crise d’incompréhension qui se manifeste à travers une série de phrase interrogative = Abbas est un personnage tendre et doux. --> Etape 2: , la colère de Abbas se manifeste davantage ce qui est renforcé par l’hyperbole pp.347 « le sang lui monte au visage » ce qui évoque la colère cumulant d’Abbas qui est le résultat de sa perte irremplaçable. --> Etape 3: son état est décrit à travers le champ lexical de la souffrance « cœur brisée, esprit troublée, et l’âme tourmentée ». Alors, caractère docile et tendre de Abbas devient rempli de haine, de colère résultat de sa déception, et ses rêves et son amour démolit pour démoli par un trahison impardonnable.
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